Une bagarre entre deux bandes de jeunes a éclaté mardi vers 4 heures du matin près de la gare de Lyon (PAris). Un jeune de 17 ans est mort, poignardé en plein coeur. Si la piste d'affrontement entre bandes rivales a été évoqué, il s'agirait en fait d'une chute de vélo qui a tourné au drame.
Ce n'était pas un rendez-vous entre bandes rivales, ce n'était pas une expédition punitive, pas d'histoire de drogue, de racisme... La rixe mortelle qui a opposé la nuit dernière deux groupes de jeunes est le résultat d'une rencontre fortuite de fin de soirée. Le premier groupe était constitué de 40 mineurs de Seine-Saint-Denis, se baladant après une soirée annulée. Le second comprenait une demi-douzaine de personnes d'Athis-Mons errant sur leur vélib' au gré de leur sens de l'orientation éthanolisé.
C'est après une soirée visiblement arrosée que les fêtards zigzaguaient avec le célèbre vélo parisien sur le boulevard Diderot. Arriva ce qui devait arriver, l'un d'entre eux chute...devant la quarantaine de jeunes. Le spectacle d'un bourré qui tombe était toujours hilarant, le pauvre cycliste n'a pas beaucoup apprécié et a balancé le vélib (20 kg...) en direction des marmots. Une bagarre éclate alors, mais est très vite abrégée par plusieurs personnes du groupe principal, qui séparèrent les protagonistes. Mamadou, 17 ans s'interpose...un membre d'Athis-Mons le plante alors en plein coeur avec un couteau. Dans la confusion, deux autres ados sont grièvement blessés.
« A 5 h 45, le corps [de Mamadou] était encore allongé sur la route, recouvert d’un drap blanc. Il y avait des flics partout et, au-delà du périmètre de sécurité, beaucoup de jeunes qui regardaient ce qui se passait », témoigne le serveur d’une brasserie face à la gare. Les deux autres blessés étaient toujours en soin intensifs mardi soir. Quatre jeunes du second groupe ont été interpellé, et était déjà connu des services de police pour des affaires de violence ou de vols. L'un avait même fait quarante-huit heures de garde à vue, la semaine passée, pour violence et destruction de véhicule administratif.
Même si cette rixe a une origine purement fortuite et qu'à la base les deux groupes "ne cherchaient pas la merde",on peut quand même s'interroger sur le port du couteau par au moins un des membres, sachant que la police les avait déjà dans le viseur. Le journal 20 minutes parle également de barre de fer...normal...quand on sort entre potes on s'arme toujours de couteaux et de barres de fer! Si même en bande de 40 on est plus en sécurité dans les rues...
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