Mauricio Baldivieso, est un jeune Bolivien. Et quand ses camarades tapent dans la balle sur un champ de patates, lui foule les pelouses des stades de première division.
Dimanche, pour la 1ère journée du Tournoi de Clôture du championnat bolivien de football de 1ère division, s'est déroulé le match Aurora (0) - FC La Paz (1). A cette occasion l'entraineur Julio Cesar "l'Empereur" Baldivieso, reconnu comme un des plus grands joueurs de Bolivie, a fait rentrer à la 39ième minute son fils Mauricio, 12 ans au compteur.
5 minutes plus tard, Henry Alaca (La Paz) tacle violemment le petit par derrière, et le blesse à la cheville droite. Même si le jeune retrouva le terrain sous les applaudissements après quelques soins prodigués sur la touche, cet incident a bien évidemment révolté son père qui qualifia Alaca de "criminel, et l'arbitre encore pire" car il n'a pas sanctionné le geste.
Le tacle dangereux amorça même un début de bagarre général.
Ce match permit à Mauricio de laisser entrevoir son talent de milieu meneur. 4 balles bien négociées, un jolie centre, si la presse bolivienne salue l'initiative de l'entraineur de vouloir promouvoir de jeunes talents, on peut tout de même se poser des questions sur l'avenir psychologique du gosse.
Baldivieso Jr bat le record du Péruvien Fernando Garcia qui joua en 1àre division à 13 ans 11 mois avec le club Juan Aurich et fait passer l'Anglais Matthew Briggs (Fulham), avec ses 16 ans 65 jours en 2007, pour un papi. Des géants comme Pelé ou Maradona ne commencèrent pas si jeunes.
"C'est irresponsable de mettre en enfant qui n'est prêt ni mentalement, ni physiquement", critique par exemple un entraineur tandis que Henry Alaca, le tacleur, a juré dans un programme radio qu'il ignorait que son vis-à-vis avait 12 ans, ce qu'il a également jugé d'"irresponsable" : "J'ai joué l'action comme n'importe quelle autre, en m'engageant fort. Le football est un sport pour les hommes".
Si les dégâts physiques peuvent être soignés (et encore pas tous), comment réagir face aux dégâts psychologiques que subira inévitablement cet enfant? Comment gèrera t'il les défaites, l'exposition médiatique, la pression de l'équipe? Quand on voit que même des "adultes" comme Laure Manaudou peuvent péter un plomb face à la rigueur de l'entrainement que requière le haut niveau, la "chance" de jouer à un tel niveau si jeune ne va-t-il pas tuer l'oisillon dans l'oeuf?
Article protégé par 
Tout à fait d'accord avec vous, SICW. En dépit d'un talent exceptionnel, il faut laisser à un enfant le temps de gagner en maturité (psychologiquement surtout) avant de l'envoyer se mesurer aux adultes. De toute façon à cet âge, le sport quelqu'il soit, ne devrait rester qu'un jeu et pas une source de stress et de pression. Comment ce bambino gèrera-t-il la pression médiatique, celle des fans et surtout les plantureux contrats à venir (avec toutes les tentations que cela implique) ? Comme un enfant dans une confiserie, sans jeux de mots. Il aura besoin d'être entouré par des gens plus responsables que son père et entraîneur...
C'est un plaisir de pouvoir venir vous commenter, pour la première fois sur votre blogue, durant mes vacances.
Northlandnews
Bonjour Northlandnews,
merci pour votre commentaire et bonne vacances!
A savoir que depuis le pere/entraineur (Julio Cesar Baldivieso) du gamin a été licencié par le club.
;)
Enregistrer un commentaire