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mardi 17 novembre 2009

Rammstein à Nantes : le Zénith à feu et à son

13 commentaires

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Le 16 novembre 2009, première date de la tournée européenne du groupe Allemand Rammstein. Réputé pour ses shows enflammés, le groupe fêtait également un heureux événement cette soirée. Petit avant gout pour ceux qui les verront dans les jours à venir.


Le trajet
Nous finissons notre pizza, vérifions le minimum vital (billet et appareil photo), puis direction St-Herblain où le Zénith nous attend. Le CD de Oomph! est éjecté du lecteur disque et est très vite remplacé par "Mutter" de Rammstein. Ambiance.


15h : l'attente sous le soleil du Zénith
Une petite centaine de fans irréductibles font déjà la queue. Ça se remplit peu à peu, les crêtes punk côtoyant le crâne dégarni d'un gentil père de famille. Il y a de tout dans la file. Du punk, du gothic, mais aussi des quadra poivre et sel dont la couleur de cheveux se marie à merveille avec la bombe argent que ce groupe de lycéen s'est passé sur la tête. L'ambiance est cordial, certains distribuent des bonbons "Tête brulé", d'autres proposent autours d'eux un petit coup de rosée ou des petits LU. Des drapeaux allemand et aux couleurs de Rammstein s'agite, à l'image de la foule impatiente. Il y a même un Gwen ha du là-bas. "J'espère qu'il ne va pas pleuvoir".


18h30 : lâchez les fauves
Depuis 10 minutes les équipes de sécurité sont postées à chaque entrée, prêt à ouvrir les grilles. Leur présence ne fait que faire monter la pression, rendant chaque seconde toujours plus longue. Puis c'est bon, on ouvre les portes. Chaque spectateur est fouillé, les bouteilles sont jetées, et si la personne a l'air trop alcoolisée (ou autre), il restera dehors.
Ce filtrage au compte goutte a sans doute permis d'éviter les effets de foule. Seules quelques uns courent dans le Zénith mais sont bien vite arrêtés par des membres du staff. Pour nous c'est direction la fosse, où nous sommes très bien placé à 10 mètres environ de la scène. Le spectacle commence à 20h, on papotte avec le voisin, regarde les gradins se remplir doucement tout en écoutant distraitement les remix de "Du Hast", "Mann gegen Mann" ou "Keine Lust".


19h55 : Combichrist, une bombe à retardement
Alors que chacun scrutait l'heure avec une excitation palpable, les lumières s'éteignent. Peu de gens connaissent ce groupe norvégien, c'est la surprise.
Sur la gauche, s'installe le batteur, la face maquillé à la Joker dans Batman. Au milieu, le clavier est déjà prêt, toutes dreds pendantes. A droite le percussionniste et le chanteur qui bouge pas mal. Et on a alors le droit à ça :


Combichrist - All Pain is Gone

Combichrist est un groupe d'EBM (Electronic body music), un mélange de musique électronique, d'indus, et probablement Electroclash....enfin bref, ça déménage (il faut se l'imaginer en live!). Face à moi le joker joue sans relâche avec ses baguettes, les faisant tourner autours de ses doigts, les jetant en l'air pour les rattraper ensuite. Surement un peu trop énergique, il a un assistant personnel qui est là pour remettre les toms qui sont renversés. La fin nous est indiquée par ce même batteur qui saisie sa charleston pour la balancer sur son outils de travail déjà à moitié par terre. 30 minutes intenses, la fosse est conquise, les tribunes peut être un peu moins, mais ce pourquoi nous sommes là reste encore à venir.


Une nouvelle attente d'une bonne trentaine de minutes fait suite à ce déchainement musical. Une petite bruine fine est aspergée afin de rafraichir la fosse en chaleur. Puis les lumières se ré-éteignent, tout le Zénith crie.


Une entrée théâtrale
Un mur noir nous fait face. Puis un rond de lumière de 10 centimètres apparait à gauche, pareil à droite. Peu à peu on devine les deux guitaristes (Paul et Richard), pioche à la main, en train de se frayer un passage (une quelconque symbolique avec la chute du mur de Berlin?). Soudain au centre une mèche crépite. Elle dessine une porte. Lentement, lentement elle fait sa boucle. Boom! apparait le chanteur Till. Il entame alors le début du nouvel hymne de Rammstein, tiré du nouvel album Liebe ist für alle da, Rammlied. Au premier gros coup de guitares apparaissent derrière les 3 autres membres (de gauche à droite): Oliver (Basse), Doom (Batterie) et Flake (Clavier).



Rammstein - Intro + Rammlied (Live @ Madrid)

Jetzt geht's los!
Alors que les claviers de Flake emplissent la salle d'une flagrance sonore, la fosse s'excite et des pogos commencent. B******** ne calme pas les fans, et les premières filles - qui 15 minutes plus tôt avait doublé tout le monde pour être "au milieu de l'action" - rebroussent chemin. Waidmanns Heil vient en achever certain(e)s, ce qui nous rapproche et recentre tout autant de la scène. Vient Keine Lust et ô geil, Weisses Fleisch tiré du tout premier album "Herzleid", mon préféré. Nous avons alors le droit à un petit solo de batterie de Christoph Doom Schneider. C'est alors qu'une petite mélodie de boite à musique retentis : Feuer Frei. Et pour un feu à volonté ils n'ont pas lésiné.


Ces effets pyrotechniques réchauffent alors certains, et c'est une nouvelle série de bousculades qui s'ensuit, m'obligeant à ranger l'appareil photo et me faisant rater une légende rammsteinienne : les lance-flamme buccaux.


Pour Wiener Blut, faisant référence à l'affaire Josef Fritzl, des poupées descendent du plafond. La fosse, déjà plus calme après Feuer Frei, sort les briquets pour Frühling in Paris. Au moment du refrain, c'est tout le Zénith qui renforce la voix de Till : "Non rien de rien, non je ne regrette rien".
"Ich Tu dir Weh" (Je te fais mal) met en scène les personnages de Till et Flake qui ont l'habitude de simuler des bagarres. Pour une fois Flake semble prendre le dessus...mais s'est sans compter sur le physique de champion de natation du chanteur qui met alors le clavier dans une baignoire. Till est alors élevé à 5/6 mètres du sol...


...un mystérieux pot à lait à la main...


Après "Liebe ist für alle da", à l'occasion de Benzin, une pompe à essence est ramené sur scène et pour "Links 2, 3, 4" Doom sort de sa réserve de rigueur pour encourager le public à frapper en cadence dans ses mains.


Du Hast, Pussy, puis les lumières s'éteignent et le groupe quitte la scène. Rammstein est scandé, on demande un rappel, deux très longues minutes passent avant que le son de Sonne ne retentissent. Plein d'humour les six allemands voulaient visiblement de faire désirer (ou simplement se désaltérer), car enchainant sur Haifisch, Ich will et Seeman (Le marin).
A l'occasion de cette chanson, les briquets ressortent des poches et alors que le groupe est en train de jouer Flake quitte son poste. Il disparait de la scène et on voit cependant quelque chose qui bouge au premier rang. On entend derrière nous la clameur des tribunes, puis bien vite nous comprenons.


Flake navigue sur la marée humaine, effectuant un petit tour dans la fosse. Donnant la direction à suivre avec son bras, le clavier retrouve sans encombre la scène. Fin avec Engel, un rappel, la salle se vide calmement.


Le 16 novembre, un heureux événement pour Rammstein
Lors de son show, Combichrist nous avait sympathiquement prévenu : aujourd'hui était les 43 ans du clavier Christian 'Flake' Lorenz. Un "Zum Geburstag viel Glück" avait timidement émergé lors de la seconde pause, mais c'est après le petit tour de bateau que Flake a reçu sa surprise. Tout juste remonté sur scène, Till le prend par les épaules et annonce à la salle que Flake est né le 16 novembre. Un puissant "Joyeux anniversaire" enchante alors le Zenith, tandis que les membres du groupe trinquent au champagne, chacun glissant un petit mot à l'oreille de Doctor Flake.



Nous sommes venu à quatre, et nous étions unanime à la sortie : Woaw. L'ambiance entre les spectateurs étaient généralement bonne, le public hétéroclite (qui allait réellement de 7 à 77 ans), la première partie "bizarre" mais qui a fait découvrir à beaucoup un groupe à regarder de plus prêt, et puis le show ... exceptionnel. On remarquera qu'à part Benzin, Rammstein a totalement occulté l'album "Rosenrot" qui est assez décrié parmi les fans.

Ceux qui ne connaissaient pas ou n'aimaient pas trop Rammstein avouent que rien que pour l'attitude et la mise en scène ils valent le coup, même s'il trouvent que les chansons se ressemblent.

Une bonne soirée pour tout le monde, et souhaitons la même à nos amis qui attendent de composter leur ticket.




Article protégé par

Commentaires 13 Commentaires
Guerard Laurent a dit…

Très bon article, tu pourrais pas être plus juste ! Un putain de concert de ouf.

Et au fait, c'était nous les têtes brulées ! ;)

SICW a dit…

Bah merci pour ta générosité! :D

Yaminou a dit…

Excellent résumé ... T'as juste oublié le mec en sweet à capuche noir qui est monté sur scène et qui a pris feu sous l'insistance du lance flamme ...

SICW a dit…

Exact! C'est lors de Benzin que cela s'est produit il me semble.

Guillaume44 a dit…

C'était vraiment une bonne soirée :) Je savais pas la référence sur l'affaire Fritzl, merci pour l'info !

Anonyme a dit…

Après avoir vu ce que j'ai vu hier soir, je peux mourir en paix...

Quelqu'un sait a peu près combien on etait? Pas moyen de trouver l'info...

Laurent Guerard a dit…

C'était pas un des mecs de Rammstein qui s'est fait cramer ?

Goudie a dit…

Absolument excellent l'article, bravo ! Et pis ce concert alors... waw !

http://www.goudie.biz/?blog/2009/11/17/Rammstein-a-Nantes-photos-videos

Anonyme a dit…

Bravo pour la justesse de tes propos, ceux-ci résument parfaitement ce concert qui est pour moi LE CONCERT de référence.
J'ai 50 ans, pas mal de concerts avec de belles pointures au compteur, et j'ai été bluffé par la qualité du show.
Je m'attendais à du lourd, mais RAMMSTEIN a dépassé mes espérances.
Je ne regrette pas mes 600 bornes pour aller les voir.
Si vous trouvez des places....FONCEZ
Vivement la prochaine tournée !!!!

SICW a dit…

Apparemment il ne restait qu'un 60aines de places encore en vente, donc pas loin de 9000 présentes!

@ "Laurent Guerard" : oui pour moi s'est paul qui s'est enflammé, mais comme à ce moment là je ne le regardais pas je ne suis pas sûr.

@ Goudie : merci pour les photos et vidéo!

et merci au dernier Anonyme pour son retour d'expérience!

Anonyme a dit…

j'attendais de les voir depuis tellement longtemps, j'avais vu de nombreuses vidéos. Je savais a quoi m'attendre mais quand on le vit ... le show prend le dessus sur toutes les attentes. J'étais médusé par la Qualité de la prestation qu'ils nous ont offert dans le Zénith de ma ville natale.

Je n'ai qu'une envie : aller les voirs dans une plus grande salle !

Une première partie excélente, un concert de folie ! Des souvenirs plein la tête ! L'un des meilleurs moment de ma jeune vie.

LIFAD est excélent. Ce groupe est et restera unique !

Anonyme a dit…

jaimerais savoir si vous savez quand ils sont ariver à nantes et combien de temps ils rester

SICW a dit…

ils sont déjà repartis

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