Une mission secrète de l'armée Israélienne a du être annulé à cause d'un de ses soldats un peu trop bavard sur Facebook. Avec le Pentagone autorisant ses soldats à investir les réseaux sociaux, les USA ne peuvent ils pas être victime du même genre de fuite?
"Mercredi, on va nettoyer le village de Qatana"
Cette semaine, l'armée Israélienne a été forcé d'annuler une opération militaire secrète en Cisjordanie. La faute à un de ses artilleurs qui a mis sur son statut Facebook : "Mercredi, on va nettoyer (le village de) Qatana et jeudi, si Dieu le veut, on rentre à la maison". Pour le coup, la mission n'a plus grand chose de secret. Tant qu'à aller jusqu'au bout, il aurait quand même pu créer un événement "Clean Qatana with bomb" et inviter tous ses contacts. Et on ne sait pas si Dieu souhaite qu'il retourne dans à la maison, en tout cas ses supérieurs l'ont mis au trou pendant dix jours, l'ont expulsé de son bataillon et l'ont écarté de tout poste de combat. La prochaine arme qu'il tiendra entre ses mains sera au mieux une cuillère à soupe.
Les réseaux sociaux, une facilité de communication
Les informations, si elles étaient tombées entre de mauvaises mains, auraient pu servir à tendre une embuscade aux soldats de Tsahal. C'est le chef de division qui a pris la décision d'annuler l'attaque. Israël n'a pas de position très claire quant à l'utilisation de Facebook & Co par ses soldats, à l'inverse du pentagone qui a tout récemment autorisé l'armée américaine à utiliser les réseaux sociaux. Depuis des ordinateurs gouvernementaux, le GI pourra accéder à Twitter, Facebook, MySpace, YouTube et autres blogs. Communication plus facile avec les proches, vitrine pour le recrutement et amélioration de l'image de l'armée, une étude de sept mois a été le déclencheur de cette décision.
«Nous devons tirer avantage des capacités qui existent avec le phénomène du web 2.0», a expliqué David M. Wennergren, adjoint du Secrétaire américain à la défense chargé des questions liés aux technologies de l'information. «Le principe est d'être responsable et d'utiliser ses technologies pour qu'elles nous aident à mener à bien nos nombreuses missions».
Utilisation responsable? Missions? Mais au final les enjeux des armées (Israélienne, Américaine ou autre) ne sont pas si éloignés de ceux de toute entreprise. Un employé peut très bien utiliser Internet à des fins illégal, ou envoyer via ce média des informations confidentielles sur sa boîte comme l'état des comptes, les contrat, l'architecture informatique,...
Alors qui du soldat ou de l'employé à le plus à perdre d'une interdiction de web 2.0?
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