La légion lettone des Waffen SS n'est pas un club d'anciens ordinaire. Ce n'est pas le bridge, la belote ou le tricot qui animent et rassemblent ces vieux de la vieille, mais bien l'amour des bottes en cuir qui sentent bon la poudre et l'adoration de cet uniforme si serré qu'il rappelle la tenue de latex d'un soumis SM. Et comme tous les ans cette jolie troupe de papys nostalgiques du régime rouge et noir a défilé à Riga, capitale de la Lettonie.
L'agent des services secrets français Hubert Bonisseur de la Bath, plus connu sous le nom d'OSS 117, cherchait son amicale d'ancien nazi du mauvais côté de l'atlantique :
S'il était moins obnubilé par les bikinis de la Copacabana, il aurait surement trouvé bonheur en Lettonie. Occupée par l'armée rouge depuis 1939, elle en avait été libéré après l'attaque de l'Allemagne contre l'URSS en 1941. Certains Lettons ont accueilli les nazis comme des libérateurs qui ont mis fin à l'occupation et à la terreur soviétiques et quelque 146.000 locaux se sont alors engagés ou ont été enrôlés dans la SS...d'où les origines de cette adoration malsaine.
Malgré l'interdiction de cette marche par le tribunal administratif de Riga, la farandole défila tout de même et déposa des fleurs au Monument de la Liberté, érigé en 1935 et symbolisant le combat contre la dictature communiste.
Le président de la Lettonie s'était prononcé contre l'interdiction de manifestation, estimant que "nous (les lettons) vivons dans un pays libre et il faut garantir le droit de réunion". Un important dispositif policier a été mis en place pour protéger les anciens légionnaires des échauffourées avec les anti-manifestants.
Cette fois-ci les manifestations ont eu lieu dans le calme, permettant aux vétérans de penser calmement à Sobibor, Dachau et autre Auschwitz où certains de leurs collègues ont tragiquement péris sous les balles des alliés. Ils auraient aimé terminer ce recueil par un salut hitlérien, mais ils ne le pouvaient point : l'arthrose...
Certains observateurs ont même pu voir Adolf boire paisiblement un café sur une terrasse de la capitale.
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